Après le succès de « New Yorker », son album de reprises de Dylan en 2009, Hugues Aufray revisite ses plus grands succès avec Troubador since 1948 (mais pourquoi diable ce titre en anglais ?) qui met à l’honneur son travail de “passeur de cultures”. Avec son franc-parler habituel, il regrette que les radios aient ignoré son dernier disque de chansons originales, leur préférant ses classiques Céline ou Santiano.
« Aujourd’hui, faire des chansons nouvelles, se donner du mal pour écrire la musique, les paroles, enregistrer… c’est comme si on jetait ça directement à la poubelle », juge-t-il. Après le succès de « New Yorker », qui s’est vendu à plus de 100.000 exemplaires, son label lui a proposé de revisiter ses plus grands succès en les réarrangeant. « Moi, je leur ai dit que ça ne m’intéressait pas du tout de faire une compil », raconte Hugues Aufray.
S’il a finalement consenti à enregistrer Troubador since 1948, c’est pour pouvoir graver sur disque « sa » version des « Portes du pénitencier ». Hugues Aufray a traduit en français cette chanson du folklore américain pour Johnny Hallyday. « A l’origine, c’est l’histoire d’une prostituée dans une maison de passe. Quand j’ai fait la version pour Johnny, je l’ai masculinisée en en faisant un délinquant », se souvient-il. « Mais moi, j’aurais bien aimé faire la version originale. Donc, j’ai écrit le texte L’Hôtel du soleil levant. J’ai essayé plusieurs fois de l’enregistrer, mais ça n’a pas marché », raconte-t-il.
Troubador since 1948 comprend donc une version du Pénitencier chantée par Hugues Aufray — et dont il a légèrement modifié la fin — et L’Hôtel du soleil levant.
Hugues Aufray, “passeur de cultures”
29 Samedi oct 2011
Posted in Echos